L'exception européenne, ces merites qui nous distinguent

 

 

l'exception européenne

Biographie de l'auteur

Philosophe, traducteur et écrivain, Jacques Dewitte est né à Bruxelles en 1946 et partage actuellement sa vie entre Berlin et Bruxelles. Il a notamment traduit deux livres de Leszek Kolakowski et plusieurs ouvrages allemands.
Il a collaboré régulièrement à des revues telles que Les Temps Modernes, Critique, Commentaire, La Revue du Mauss ou Le Messager Européen. En 2007 a paru aux éditions Michalon à Paris son premier livre Le pouvoir de la langue et la liberté de l’esprit. Essai sur la résistance au langage totalitaire.


 

Présentation de l'éditeur
En partant d'un tableau du Hollandais Jan Mostaert, Épisode de la conquête de l'Amérique, peint vers 1520-1540, Jacques Dewitte nous invite à réfléchir aux sources de l'identité européenne. À circonscrire ce lieu, l'Europe, perçu aujourd'hui comme exclusivement géographique alors que c'est avant tout une tournure d'esprit. Que dit ce tableau ? Il est le témoignage pictural, muet et pourtant parfaitement éloquent de ce que la défense des peuples envahis et massacrés remonte aux débuts mêmes de la colonisation. Cette représentation révèle ce trait typique de l'esprit européen : la disposition à reconnaître sa propre culpabilité, à se confronter à son passé, à s'intéresser aux moeurs des autres peuples, à s'interroger sur la validité absolue de ses valeurs et de ses évidences. Et cette disposition est unique : l'Europe est la seule à avoir adopté une telle attitude critique, de sorte qu'il lui revient, par là même, un statut d'exception. C'est de cette civilisation de la curiosité, du doute et de l'interrogation qu'il sera question dans ce livre, une réflexion en forme de cheminement, mêlant littérature et philosophie, intuitions, idées et imaginaire, en compagnie d'Hérodote, Montaigne, Kolakowski, Castoriadis, Levinas, Husserl, Octavio Paz, Simon Leys, Camus et Naipaul.

 

Extraits

Kolakowski et le décentrement européen
Un texte de combat
Au printemps 1980, le philosophe polonais Leszek Kolakowski, l'un des intellectuels majeurs issus de «l'autre Europe», a prononcé au Collège de France, à l'invitation d'Emmanuel Le Roy Ladurie, une conférence intitulée «Où sont les Barbares ? Les illusions de l'universalisme culturel», publiée la même année dans la revue Commentaire. C'était un texte de combat, très lié au contexte politique de l'époque.
«L'Europe se trouve en ce moment sous la pression de la barbarie totalitaire dont la puissance est nourrie par les hésitations de l'Occident quant à sa propre identité culturelle, par sa volonté affaiblie de s'affirmer en tant que culture universelle.»
On se trouvait en pleine époque brejnévienne : une Europe de l'Est soviétisée, une Union soviétique qui venait d'entreprendre une guerre en Afghanistan et pointait ses missiles à moyenne portée vers l'Europe occidentale. Mais à côté de cette «barbarie totalitaire» qui menaçait l'Europe, Kolakowski mentionne aussi des «aspects barbares endogènes» et surtout une crise profonde de nature morale :
«Cette culture est alors menacée non seulement du dehors, mais, davantage peut-être, par la mentalité suicidaire dans laquelle l'indiffé­rence envers notre propre tradition distincte, l'incertitude, voire la frénésie autodestructrice prennent la forme verbale d'un universalisme généreux.»

 

 

Dernières nouvelles

9 décembre 2009
Le prix du livre européen a couronné pour sa 3ème édition, dans la catégorie romans Gottland de Mariusz Szczgiel publié aux éditions Actes Sud et L’Europe pour les nuls de Sylvie Goulard publié aux éditions First.

3 novembre 2009

Le jury du prix du livre européen s’est réuni à Bruxelles et a retenu quatre romans et quatre essais

Les romans

Ceux qui marchent dans les villes de Jean-François Dauven (Belgique)
Courlande de Jean-Paul Kauffmann (France)
Gottland de Marius Szczygiel (Pologne)
Street without name, Kapka Kassabova (Bulgarie)

Les essais
Der Erste riss in der Mauer, Andreas Oplatka (Hongrie)
La constitution européenne en vers, collectif de poètes belge (Belgique)
Les empires coloniaux européens, Henri Wesseling (Pays-Bas)
L’Europe pour les nuls, Sylvie Goulard (France)

Le prix du livre européen sera remis le 9 décembre 2009 à 18h au Parlement européen à Bruxelles et sera suivi, à 20h30, d'une soirée théâtrale et musicale au Théâtre Varia.

Lauréats 2009

Gottland

Roman

Gottland de Mariusz Szczygiel , éditions Actes Sud.

 


Europe pour les nuls

Essai

L’Europe pour les nuls de Sylvie Goulard, éditions First

Consultez la revue de presse

 

Lauréat 2008

Après-guerre, une histoire de l'Europe depuis 1945

de Tony Judt

Tony Judt nous convie à une étude fine et éclairée des principales évolutions politiques, économiques, sociales et culturelles, à l’échelle du continent ou du pays. Au total, c’est une sorte de biographie d’un continent qui s’efforce après un passé dramatique, de se reconstruire et de tracer de nouveau sa route. Les analyses de l’auteur
sont éclairantes, toujours originales, pleines de fulgurance. Elles ne nous laissent pas indifférents et nous invitent à relire avec un regard neuf cette longue période de l’histoire (1945-2005) que l’on croit pourtant familière.

Editions Armand Colin

couverture après guerre

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